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Grossesse gémellaire pathologique

mercredi 11 janvier 2017

http://mamandejumelles.blogspot.com/2017/01/mon-hospitalisation-pour-grossesse.html

Cet article est un récit de mon passage au service grossesse pathologique.

C’est un article pas très joyeux, et il n’y a ni conseils ni astuces mais juste un témoignage de mon vécu…


Un récit empreint de tristesse...:


Le but pour moi est surtout de mettre des mots sur mon expérience afin, peut être, de la vivre un peu mieux. Pas de tourner la page, car je pense bien que ces événements m’ont marqué à jamais, mais juste apprendre à accepter, à faire une sorte de deuil. Et pour ceux qui me liront, mieux comprendre, relativiser, satisfaire une curiosité, compatir… Comme vous voudrez, vos émotions vous appartiennent J




Début du cauchemar:


Le scénario catastrophe a débuté pour moi subitement une nuit, vers minuit, quand je me suis aperçue de saignements, pas très importants, mais jusqu’alors absents. Trois heures après, j’ai commencé à avoir des contractions, alors que je n’en avais encore jamais eu. Paniquée, en pleine nuit, j’ai appelé ma sœur infirmière qui travaillait de nuit, et qui m’a conseillé d’aller aux urgences. J’ai donc réveillé mon mari et nous sommes partis directement. Le côté positif, c’est qu’en pleine nuit, il n’y a personne sur les routes, et pas grand monde dans la salle d’attente. On m’a tout de suite emmené pour un examen gynécologique.

Mais l’examen avait à peine démarré qu’il s’est arrêté. Le médecin ne pouvait pas poursuivre, à cause de la poche des eaux qui étaient déjà descendue… On m’emmène alors dans la pièce d’en face pour faire une échographie, qui confirme le constat précédent : la poche des eaux, ainsi que le pied d’une de mes deux petites demoiselles, sont descendus, et le col est ouvert.

J’avais eu un rendez-vous gynécologique 5 jours auparavant, ainsi qu’une échographie, et tout était normal, le col était fermé, bref rien à signaler, à part quelques petites pertes anormales pour lesquelles j’avais fait une analyse de sang mais dont les résultats n’étaient pas encore revenu.

Je devais commencer bientôt mes cours de préparation à l’accouchement, la chambre des princesses était à peine commencée, j’étais alitée depuis un mois par mesure préventive. Bref tout allait très bien et il me restait encore bien du temps pour m’organiser. En théorie. Car là tout s’accélérait.

L'hospitalisation au service grossesse pathologique:


grossesse pathologique
Début du cauchemar...
On m’a transféré dans une salle de travail, on m’a fait des tas de piqûres, donné des tas de médicaments : prise de sang, antibiotiques, médicament favorisant la maturation pulmonaire des bébés,… J’avais des perfs dans tous les sens et j’avais du mal à comprendre ce qui était en train de m’arriver. J'étais complètement perdue. Et pendant tout ce temps, les contractions continuaient, malgré les médicaments qu’ils me donnaient pour les faire ralentir, je croyais que j'allais accoucher d'un moment à l'autre.

Mais ils m’ont expliqué qu’il fallait que j’essaye de garder encore mes petites puces au chaud le plus longtemps possible, qu’on allait me garder à l’hôpital au service grossesse pathologique, que certaines femmes tenaient des semaines, qu’on ne pouvait pas savoir combien de temps ça tiendrait pour moi, etc..

Commencèrent alors les longues journées d’angoisse et les nuits sans sommeil entrecoupées de contractions de plus en plus violentes. Et les examens toujours plus nombreux : prises de sang, monitorings, échographies,… Mes pertes de sang étaient de plus en plus abondantes (mon mari a dû aller m'acheter des couches!!). Il semblait se confirmer que la source de mes malheurs était une sorte d’infection, mais les médecins évoquaient cette possibilité sans vraiment la confirmer.

Je pensais n’avoir jamais vu de ma vie autant de personnel médical (j’allais par la suite en connaître encore bien d’autres malheureusement…) : aides soignants, infirmiers, médecins, psychologue, gynécologue, échographe, kiné,… Sans compter les femmes de ménage et les visites que je recevais, c’était un va et vient incessant de visages compatissants, crispés et tristes.

Je pense que je garderai toute ma vie une dent contre ce gynécologue qui m’avait vu la semaine précédente, et qui est venu me voir dans ma chambre d’hôpital en me sortant « ben alors qu’est-ce qui s’est passé ? » !! Comme si j’avais fait quelque chose de mal (et comme si je ne culpabilisais pas déjà assez comme ça, merci d’en rajouter au passage), comme si j’avais la réponse !! J’ai dû me justifier ! : je vous assure que j’étais au repos complet, que je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il se passe, que je n’ai rien fait de manière à mettre volontairement ma vie et celle de mes bébés en danger si c’est ce que vous croyez! Simple question maladroite, ou manque d’humanité, je vous laisse juger…


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