Menu

Transfert aux soins intensifs

mercredi 18 janvier 2017

http://mamandejumelles.blogspot.com/2017/01/soins-intensifs.html

Au bout d’environ un mois et demi d’hospitalisation en réanimation néonatale, mes petites guerrières ont été transférées aux soins intensifs, dans une grande pièce d’environ huit couveuses.

Se familiariser avec un nouveau service :


On nous en parlait depuis quelques temps, et puis ça s’est fait d’un seul coup, on n’était même pas là au moment où c’est arrivé. Mais bon, c’était plutôt une bonne nouvelle, alors on va pas râler en plus…

Ce service était à deux pas du précédent et avait le même genre de sas d’entrée avec protocole de lavage et désinfection des mains, enfilage de blouse, casier pour mettre ses affaires...

Des changements plutôt sympas:


Pour commencer, un peu moins de soins médicaux, ce qui veut dire que le personnel passait moins souvent, et donc également qu’il était moins disponible, car il avait plus de bébés à sa charge. Mais ça, c’était aussi plutôt bon signe, et il allait falloir s’habituer à gérer de plus en plus nous-mêmes.

jumeaux-jumelles-prématurité-soins intensifs-balance
Un petit tour sur la balance
Ce qui signifie donc toujours plus d’implication des parents, notamment pour les bains (sauf quand ils oubliaient de m’attendre pour le faire ! A peine frustrant d’arriver et de découvrir que le bain a été déjà été donné juste avant que vous arriviez !!) On avait pu commencer à donner les premiers bains vers la fin du séjour en réa, mais ils n’étaient pas très fréquents, alors que là c’était un jour sur deux.

Autre changement : une salle de repas dans le service (avant on devait sortir du service de réanimation néonatale pour aller manger dans le hall de l’hôpital, ou dans la salle des soins intensifs). C’est pas mal dans le sens où ça favorise la rencontre avec d’autres parents, et le fait de parler avec eux à un double effet : parfois on se dit qu’on est chanceux parce qu’il y a bien pire que notre situation, et parfois écouter la misère des autres c’est juste effrayant et triste… On pouvait commander des repas (payants bien sûr) et les réchauffer au micro onde dans la salle de repas (miam, des plateaux repas d’hôpital au micro onde !)

Ensuite, il y avait une salle d’allaitement plus grande avec trois places (une seule place en réa néonat, ce qui voulait dire qu’il fallait parfois attendre son tour pour tirer son lait).

Et aussi une salle de repos un peu plus sympa avec fauteuils et télé, parce que quand même, ça fait du bien de temps en temps de ne pas entendre les alarmes des monitorings et de regarder des trucs débiles à la télé pour se changer les idées…

Notons aussi la présence d’un peu plus de déco aux murs (encore un peu et ça commencerait presque à ressembler à une chambre de maternité !). Vive les fresques multicolores d’éléphants et de girafes…

Et des changements moins sympas:


C’était également le début des tentatives de mise au sein. Grande source de désespoir pour moi… Parce que ça ne marchait jamais… Mes puces n’y arrivaient pas. Chaque fois que c’était un échec, j’avais l’impression de recevoir un coup de massue et je me décourageais, et j’avais peur de réessayer, d’être à nouveau frustrée et déçue…

Et enfin, interdiction des visite des proches… les bébés doivent se reposer et non être dérangés par trop de visites ! Seuls les parents sont autorisés à venir voir leurs enfants. Petite exception pour les grands parents, mais un à la fois, et uniquement si un seul des parents est présent, donc au final toujours deux personnes maximum dans la pièce.

jumeaux-jumelles-prématurité-soins intensifs- peau à peau
Double peau à peau avec mes puces
J’avoue qu’on a eu un peu de mal à se faire à ce changement, parce qu’en réa néonat on pouvait amener qui on voulait. Mais on aurait mieux fait de ne pas demander trop d’explications… En réa, les visites sont autorisées, parce qu’ils sont moins sûrs que les bébés vivent, donc ça donne une chance aux proches d’avoir vu au moins une fois les bébés. Alors qu’une fois arrivés aux soins intensifs, on estime qu’ils ont plus de chance de vivre, donc les proches auront tout le temps de les voir quand ils sortiront de l’hôpital, et pour l’instant ils n’ont qu’à patienter !! Heureusement qu’on n’avait pas su ça tant que nos puces étaient encore en réa…

Nos princesses sont restées environ trois/quatre semaine aux soins intensifs. On attendait avec impatience le moment où elles seraient transférées au service Arc en Ciel, dernière étape avant le retour à la maison…


Article précédent: L'allaitement de bébés prématurés
Article suivant: L'unité Arc En Ciel, dernière étape avant le retour à la maison

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire