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1e contact avec mes bébés prématurés

vendredi 13 janvier 2017

http://mamandejumelles.blogspot.com/2017/01/temoignage-ma-decouverte-du-service-de.html

Récit de ma rencontre avec mes petites jumelles prématurées au service de réanimation néonatale.


Arrivée dans le service de réanimation néonatale:


Je ne sais plus combien de temps je suis restée en salle d’accouchement, mais cela m’a semblé tellement long… Puis on m’a emmené dans une chambre du service maternité, et j’ai pu avoir un plateau repas pour reprendre des forces. On m’a ensuite emmenée en fauteuil roulant jusqu’au service de réanimation néonatale pour voir mes filles. Enfin !

A l’arrivée dans le service, explication du protocole : on se lave les mains, puis on les désinfecte, on met une blouse… Avant de rentrer dans la pièce où se trouve la couveuse, on met ses affaires dans un casier, on se désinfecte les mains, on met une charlotte sur la tête, on enfile des surchausses au dessus de ses chaussures…

Mes petites puces étaient chacune seule dans une pièce différente car elles devaient être en environnement complètement stérile, et je devais donc passer d’une pièce à l’autre pour les voir (et au passage, me désinfecter de nouveau les mains, changer de blouse…).

Premier contact avec mes petits bébés:


jumeaux-jumelles-prématurité-couveuse-réanimation néonatale
Ma petite puce, 640g
La rencontre avec mes bébés eut donc lieu dans un environnement complément médical, aseptisé, au milieu des bips bips des machines, des allers et venues du personnel soignant, et au travers d’une vitre. Nous n’avions le droit que de passer nos mains dans les petites ouvertures pour les toucher. J’étais contente de les voir, bien sûr, mais tellement sous le choc ! (et aussi un peu fatiguée, après 5 jours de contractions et un accouchement quand même un peu spécial et éprouvant…). Elles étaient si petites au milieu de leur couveuse… Il y avait des fils partout, des écrans de monitoring, tout ça entre les 4 murs blancs d’une pièce minuscule et oppressante.

J’avais tellement envie de les prendre dans mes bras… Et pourtant, cela n’a pu être possible que 8 jours plus tard, car étant donné leur fragilité il fallait d’abord nous faire un prélèvement à l’aide d’un coton tige dans le nez, et ensuite attendre les résultats de l’analyse pour savoir si nous n’étions pas porteurs de virus et donc autorisés à les prendre. Que ces 8 jours furent longs… Et en même temps, quand on m’a appris que je pourrais bientôt les prendre dans mes bras, j’étais soulagée et heureuse, car en les voyant dans leur couveuse avec tous ses fils partout je ne pensais même pas qu’on pourrait avoir cette chance ! Je ne connaissais pas du tout la prématurité. On m’avait prévenu qu’une grossesse gémellaire était une grossesse risquée, qui risquait de ne pas aller jusqu’au terme, mais jamais je n’aurais pensé accoucher si tôt.

Dans chacune des pièces il y avait une grande affiche où l’équipe soignante remplissait des cases indiquant les signes vitaux de mes bébés (fréquence cardiaque, saturation, température, selles...). J’allais moi aussi bientôt apprendre à interpréter tous ces chiffres : travaillant dans la logistique, le monde médical ne m’était pas très familier… Le poids de nos puces était indiqué : 640g pour Rose, et 720g pour Abigaëlle.

Un univers opressant:


Il faisait très chaud dans le service, et je n’ai pas pu rester très longtemps car je ne me sentais pas très bien, je suis donc repartie dans ma chambre. J’avais un très gros poids sur le cœur de me dire que dans les chambres adjacentes à la mienne, les mamans étaient là, avec leurs bébés, à pouvoir les serrer dans leurs bras, alors que moi je me sentais si seule… Et pourtant, j’étais entourée de mes proches, mais cela ne pouvait pas vraiment apaiser le sentiment de vide que je ressentais.

J’étais fatiguée, mais incapable de me reposer. On m’avait dit de tirer mon lait toutes les 3 ou 4 heures, et au final le lendemain on m’a presque engueulé quand j’ai dis que j’avais mis mon réveil pendant la nuit pour me réveiller et tirer mon lait… Finalement, on m’a dit que la nuit je pouvais faire une pause de 5 ou 6 heures pour récupérer un peu (ce n’était que le début d’une longue série de conseils contradictoires…).


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